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5 solutions pour financer les études de vos enfants

Plusieurs placements financiers sont accessibles aux mineurs. Ils permettent aux parents d’épargner pour préparer leur avenir.

Achevé de rédiger le 27/05/2019

Pour financer les études supérieures de vos enfants, vous pouvez mettre de l’argent de côté dès leur plus jeune âge. Versées petit à petit, les sommes épargnées permettront de leur constituer un capital dans la durée. Livret A, épargne logement, assurance-vie, plusieurs placements sont possibles pour loger cette épargne. Celui à privilégier dépend de vos capacités financières et du temps dont vous disposez. 

Anticiper le budget nécessaire

Selon une enquête réalisée par l’institut CSA Research en mars 2018, les foyers français consacrent en moyenne 7 118 euros par an aux études supérieures de leurs enfants. Soit un peu moins de 600 euros par mois.

Le budget « études » dépend en réalité du cursus choisi, les frais d’inscription variant considérablement d’un établissement à l’autre. Si votre enfant suit la voie universitaire, il vous en coûtera en moyenne 6 500 euros par an. Par contre, s’il entre dans une école d’ingénieur, le budget grimpera à 9 700 euros, et à 10 700 euros s’il entre en école de commerce.

Autre élément à prendre en compte, le lieu de ses études. S’il ne vit plus chez vous, cela vous coûtera en moyenne 3 000 euros de plus par an que s’il reste à la maison. S’il suit ses études à Paris, cela vous coûtera en moyenne 2 800 euros de plus par an que s’il les suit en province.

Livret d’épargne : pas de frais mais gare au rendement

Souscrire un livret d’épargne au nom de votre enfant mineur est une solution sans risque financier, sans frais et peu contraignante. Deux types de livrets sont accessibles aux enfants mineurs : le livret A et le livret Jeune.

  • Le livret A peut être ouvert dès la naissance de l’enfant, tandis que le livret jeune est destiné aux jeunes âgés de 12 à 25 ans. Un même enfant ne peut détenir qu’un seul livret A et un seul livret jeune. Toutefois, il est possible de cumuler les deux types de livrets.
  • Vous pouvez épargner jusqu’à 22 950 euros sur le livret A et jusqu’à 1 600 euros sur le livret Jeune.
  • L’épargne du livret A est rémunérée actuellement à 0,75 % par an, les intérêts ne sont pas fiscalisés et il n’y a pas de prélèvements sociaux. La rémunération du livret Jeune est au minimum égale à celle du livret A. Cependant, dans les faits, elle est supérieure de 1 à 2 points, selon les établissements. Les intérêts sont également exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux.

Souscrire une assurance-vie

Si vos enfants sont encore jeunes, vous avez plutôt intérêt à souscrire un contrat d’assurance-vie multisupport pour préparer leur avenir. Vous pourrez l’alimenter à votre rythme, en fonction de vos capacités financières, comme un livret d’épargne. Cependant, vous ne serez soumis à aucun plafond de versements.

Surtout, vous pourrez mieux valoriser votre épargne dans la durée, grâce aux supports en unités de compte de votre contrat. Sans capital garanti, ces fonds investis à des degrés divers sur les marchés financiers (ou immobiliers via les parts de SCPI et d’OPCI) offrent sur le long terme des perspectives de rendement bien supérieures à celles de l’épargne défiscalisée ou des fonds en euros de l’assurance-vie. La plupart des assureurs proposent des options de gestion « pilotée » qui permettent de lui déléguer la gestion de votre assurance vie. En fonction de votre profil d’investisseur (prudent, équilibré, dynamique), le gérant du contrat se charge d’ajuster la répartition de vos actifs entre différents supports d’investissement. Vous êtes ainsi déchargé de tout souci de gestion, et vous prenez un risque mesuré en rapport avec vos objectifs.

Si le contrat est ouvert à votre nom, vous pourrez vous en servir dans quelques années pour financer leurs études. Les retraits effectués seront faiblement fiscalisés si le contrat a au moins 8 ans. Autre solution : vous pouvez également ouvrir un contrat d’assurance-vie au nom de votre enfant, que vous gérerez jusqu’à sa majorité. Vous profiterez de la fiscalité avantageuse des donations entre parent et enfant. Et lorsqu’il sera majeur, il pourra piocher dans son contrat pour financer ses études en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse.

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Investir dans l’immobilier

L’investissement dans l’immobilier locatif est souvent envisagé comme un moyen de préparer sa retraite. Toutefois, c’est aussi une solution à creuser pour préparer l’avenir de vos enfants. Accessible avec une mise de départ raisonnable en recourant au crédit, l’immobilier locatif permet de vous constituer un patrimoine à moindres frais grâce aux revenus encaissés.

Si vous investissez quand vos enfants sont encore jeunes, vous disposerez d’un logement entièrement remboursé à leur majorité, que vous pourrez mettre à leur disposition gratuitement le temps de leurs études. De plus, ce prêt gratuit sera assimilable au versement d’une pension alimentaire. Cela vous permettra de réduire vos impôts si vos enfants ne sont plus rattachés à votre foyer fiscal.

S’ils partent faire leurs études dans une autre ville que celle où vous avez investi, vous continuerez de louer et les loyers encaissés permettront de financer leurs propres loyers. Vous pourrez également leur consentir une donation temporaire d’usufruit du logement loué, afin qu’ils perçoivent les loyers à votre place.

Miser sur les SCPI

L’investissement dans l’immobilier de rendement, à tr avers des parts de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) qui investissent dans le tertiaire est également une solution à creuser pour financer les études de vos enfants. Placement à long terme, les parts de SCPI permettent de profiter d’un revenu locatif régulier sans les contraintes de gestion d’un investissement locatif en direct. Un rendement peu fiscalisé si vous investissez dans des parts de SCPI au travers de votre assurance vie, car les revenus produits profitent alors de la fiscalité de ce support d’épargne.

Les SCPI de rendement vous permettent d’investir dans des marchés immobiliers difficilement accessibles aux particuliers, les SCPI fiscales vous permettent de bénéficier d’une confortable réduction d’impôt pendant plusieurs années. Autre possibilité, l’acquisition de parts de SCPI en démembrement de propriété. Une solution pour investir dans l’immobilier à moindre coût, alléger sa charge fiscale pendant 10 à 15 ans, et de bénéficier d’un revenu complémentaire à terme. Quel que soit votre choix, vos parts de SCPI vous procureront le revenu nécessaire pour financer tout ou partie des études de vos enfants dans quelques années. Un revenu qui ne sera pas fiscalisé car il sera assimilable à une pension alimentaire versé à un enfant dans le besoin, donc déductible de vos revenus imposables dans certaines limites. De plus, vous vous serez constitué un patrimoine immobilier, qui se sera normalement valorisé dans la durée, susceptible de vous procurer une plus-value à la revente de vos parts.

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L’essentiel à retenir

Les études supérieures coûtent de plus en plus chères. Pour les financer, les parents ont intérêt à épargner le plus tôt possible.

  • Les livrets réglementés permettent de constituer un capital sans frais, sans risque et sans impôts.
  • L’assurance-vie permet de faire fructifier une épargne sur des supports d’investissement variés et à l’abri de l’administration fiscale.
  • L’immobilier locatif permet d’acquérir le logement dont vos enfants auront besoin pendant leurs études.

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