Recevez une
documentation
par courrier

Baisse des taux des fonds en euros : que faire pour son assurance vie ?

Les assureurs annoncent de nouvelles baisses de taux et davantage de restrictions à l’accès aux fonds en euros. De quoi interpeller les épargnants.

Achevé de rédiger le 17/10/2019

Bouleversement en vue pour l’assurance vie. Plusieurs assureurs ont prévenu, par voie de presse, que les rendements des fonds en euros vont continuer à baisser à l’avenir. Surtout, certains annoncent des restrictions sur les nouveaux versements. Un véritable changement de paradigme pour les épargnants, habitués à placer une majorité de leur épargne sur les fonds en euros.

Pourquoi le rendement des fonds en euros baisse ?

  • La conséquence de la chute des taux obligataires

Les fonds en euros sont majoritairement investis en obligations d’Etat et d’entreprises. Ces obligations permettent aux assureurs de garantir le capital, une notion primordiale pour les épargnants.

Hors, les taux des obligations d'Etat sont orientés à la baisse depuis les années 80. La chute s'est aggravée dernièrement : le taux de l'Obligation assimilable du Trésor à 10 ans (OAT 10 ans) affiche un taux négatif depuis le mois de juin 2019 (-0,21 % pour l’OAT 10 ans de la France le 11 octobre 2019). Autrement dit, les obligations d’Etat actuelles ne rapportent rien aux emprunteurs, comme les assureurs : au contraire, elles leur coûtent de l’argent.

  • Pas de taux négatif mais des rendements toujours plus faibles

Cette situation inédite ne signifie pas que les rendements des fonds en euros vont devenir négatifs. Ils s’appuient sur un stock d’obligations et les plus anciennes d’entre elles sont rémunératrices. Mais au fil des années, le stock d’obligations rémunératrices s’amenuise. Pour les remplacer, les assureurs sont amenés ponctuellement à en souscrire de nouvelles à taux négatif. Un phénomène qui explique pourquoi certains annoncent un renforcement des restrictions sur les nouveaux versements.

Par ailleurs, les assureurs peuvent puiser dans des réserves (les Provisions pour participation aux excédents ou PPE) pour soutenir le rendement servi aux épargnants, une pratique déjà utilisée pour atténuer l’effritement observé depuis dix ans. Néanmoins, ces réserves ne sont pas illimitées.

Pourquoi les assureurs cherchent à restreindre l’accès aux fonds en euros ?

Il existe d’ores et déjà des conditions à l’accès de nombreux fonds en euros. Mais les dernières indications parues dans la presse annoncent un durcissement de ces contraintes.

Pour les assureurs, il s’agit d’une manière de limiter les nouveaux versements sur les fonds en euros, afin de protéger les souscripteurs déjà investis. Cela leur permet également de contenir leurs investissements dans des obligations à taux négatif. Car ces dernières mettent non seulement à mal le rendement servi aux épargnants mais aussi la garantie du capital des assurés à tout moment.

Ces nouvelles limites n’auront cependant pas d’influence sur l’épargne des Français déjà placée dans des fonds en euros. Ils subiront les baisses de rendement à venir mais ne seront pas obligés de déplacer leur épargne vers des UC ou de payer des frais supplémentaires sur leurs placements passés.

Je souhaite être contacté par un conseiller

Quelle stratégie adopter pour les épargnants ?

L’avis de mes-placements.fr

Important

La stratégie d’investissement à adopter dépend avant tout de la situation de l’épargnant. Si son horizon d’investissement se situe sur le long terme, il peut se porter sur des supports rémunérateurs dans la durée mais plus risqués, comme le Private Equity, les marchés actions ou l’immobilier (SCPI, OPCI par exemple).

A l’inverse, un épargnant proche de la retraite, à la retraite ou avec la nécessité de pouvoir débloquer son épargne rapidement aura davantage intérêt à rester sur des fonds en euros, afin de garantir son capital à court terme en cas de besoin. 


La poursuite de la baisse des taux de rendement des fonds en euros et la perspective de futures restrictions pour les nouveaux versements enjoignent les épargnants à chercher des alternatives à ce placement sécurisé, et à repenser leur vision de l’assurance vie.

Si le fonds en euros reste l’option à privilégier pour certaines catégories d’épargnants, notamment ceux proches de ou à la retraite, les autres ont un intérêt à explorer des alternatives afin de faire fructifier davantage leurs économies.

De nombreux autres supports sont disponibles via l’assurance vie, dont :
  • L’immobilier : SCPI, OPCI mais aussi des supports « nouveaux » comme la SC Tangram, proposée dans le contrat mes-placementsliberté ;
  • Les SICAV et fonds communs de placement (FCP) ;
  • Les Trackers ;
  • Le capital-investissement ou Private Equity ;
  • La gestion pilotée, pour investir dans les marchés financiers à l’aide de professionnels.
En fonction de son profil de risque et de son horizon d’investissement, et à condition d'en étudier les caractéristiques (rendement mais également niveau de risque, volatilité ou encore liquidité), l’épargnant peut se tourner vers ces supports, qui lui permettent d’accéder à de meilleurs rendements en contrepartie d’un risque de perte en capital.

Pour investir dans de bonnes conditions, il est recommandé de :   
  • Diversifier ses investissements ;
  • Les lisser dans le temps, avec des versements libres programmés (VLP) ;
  • S’appuyer sur des contrats adaptés à cette nouvelle donne, permettant d’accéder à des supports diversifiés et de panacher les investissements.

Découvrez notre contrat d'assurance-vie mes-placements liberté

Découvrir la SC Tangram dans le contrat mes-placements Liberté

mes-placements.fr

Les actualités de l'épargne et du patrimoine

Découvrez les dernières actualités