Recevez une
documentation
par courrier

Assurance-vie : quelle stratégie pour optimiser vos retraits en 2018 ?

Si la fiscalité de l'assurance-vie est avantageuse, il convient cependant de faire les bons choix pour en profiter pleinement.

Achevé de rédiger le 22/08/2018

famille assurance vie placement sécurité protection

Considérée comme le placement préféré des français, l’assurance-vie doit son succès à sa grande souplesse, matérialisée par une disponibilité des capitaux. Vous pouvez ainsi placer ou retirer votre épargne librement et à tout moment. Autre avantage et non des moindres la fiscalité appliquée sur vos retraits est très avantageuse. Mais avec la réforme de la fiscalité de l’épargne en 2017 et la mise en place du prélèvement à la source en 2019, il est aujourd’hui difficile de s’y retrouver. mes-placements.fr vous éclaire.

Comment sont imposés les revenus de l’assurance-vie ?

La fiscalité de l’assurance-vie va notamment varier selon l’âge de votre contrat et la date des versements.

La fiscalité sur les gains issus des primes versées en assurance vie avant le 27 septembre 2017

Vous avez le choix entre :

  • une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou ;
  • un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) au taux de 35%, 15% ou 7.5% selon l’âge du contrat.

Il convient ensuite d’ajouter les prélèvements sociaux au taux de 17.2% (prélevés directement par l’assureur au fil de l’eau pour les gains issus des fonds en euros)

La fiscalité sur les produits gains des primes versées en assurance vie à partir du 27 septembre 2017

Vous avez le choix entre :

  • une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou ;
  • un PFU de 12.8%. Pour les contrats de plus de 8 ans, les gains provenant des 150 000 € premiers euros seront dans ce cas soumis à un taux de 7,5 %.

Il convient ensuite d’ajouter les prélèvements sociaux au taux de 17.2% (prélevés directement par l’assureur au fil de l’eau pour les gains issus des fonds en euros)

                                                     Retrouvez notre tableau sur la fiscalité de l'assurance-vie

Les questions à se poser avant de réaliser un rachat sur son contrat ?

Voici les questions à vous poser avant d'étudier les différentes options à votre disposition.

  • Ai-je un contrat d’assurance-vie en moins-value ?
  • Ai-je un contrat de plus de 8 ans ?
  • À quelle date dois-je faire mon retrait ?
  • Ai-je déjà réalisé un retrait cette année ?
  • Quel est mon taux moyen d’imposition ? est-il plus élevé que le taux du PFL ou du PFU ?

Nos conseils pour optimiser vos retraits

Plusieurs éléments peuvent vous permettre d’optimiser les retraits que vous pourriez effectuer cette année sur vos contrats.

1 – Privilégiez les contrats les moins performants

Lorsque vous effectuez un retrait sur votre contrat, celui-ci est composé à la fois de capital mais aussi d’intérêts. Or, seule la partie correspondante aux gains est fiscalisée.

Exemple : un épargnant souscrit à une assurance-vie en 2016 et réalise un versement de 20 000 €. Le contrat a aujourd’hui une valeur de 25 000 €, ce qui représente une plus-value de 20 %. Si le souscripteur réalise un retrait de 10 000 €, il ne sera imposé que sur la somme correspondante à ses gains, soit 2 000 €.

Si vous disposez de plusieurs assurances-vie, il est souvent avantageux d’effectuer ses retraits sur celle en situation de moins-values (non imposable) ou dont les plus-values sont les moins importantes en proportion des capitaux investis.

2 – Profitez des abattements applicables sur les contrats de plus de 8 ans

En cas de retrait sur un contrat de plus de 8 ans, vous bénéficiez d’un abattement sur vos gains de 4 600 € (pour une personne seule) et de 9 200 € (pour un couple soumis à imposition commune). Un avantage indéniable dont il serait dommage de se priver.

Ces abattements se renouvellent tous les ans et concernent l'ensemble des contrats détenus par une même personne.

Exemple : un souscripteur réalise en 2018 un retrait de 10 000 € sur son contrat. Une somme répartie entre 7 000 € de capital et de 3 000 € de gains. Il sera alors entièrement exonéré d’impôt. Seuls les prélèvements sociaux seront dus.

3 – Etalez, si possible, vos retraits sur 2 années

Les abattements de 4 600 € et de 9 200 € se reconstituent chaque année. Si vous aviez à l’esprit de réaliser un retrait important en toute fin d’année par exemple, il peut être opportun d’effectuer un 1er retrait avant le 31 décembre et d’en réaliser un 2nd à partir du 1er janvier. Cela vous permettra d’alléger encore davantage la note fiscale !

4 – Ne comptez pas sur l’année blanche

En raison de la mise en œuvre du prélèvement à la source à partir du 1er janvier prochain, 2018 est, fiscalement parlant, une année blanche. Aucun impôt sur les revenus de 2018 ne sera donc à régler, à l’exception des revenus dits « exceptionnels ».

Mais si vous comptiez sur cela pour réaliser cette année des retraits en totale franchise d’impôt, c’est raté ! En effet, les gains réalisés en 2018 sont considérés comme des revenus exceptionnels et restent imposés en 2019.

Seul changement notable pour 2018, vos gains seront taxés au taux moyen d’imposition et non au taux marginal d’imposition. Une solution qui, une fois n’est pas coutume, est à votre avantage. En raison de la progressivité de l’impôt, le taux moyen d’imposition est en effet toujours inférieur au taux marginal.

Définition
  • Le taux marginal d’imposition est le taux de la plus haute tranche du barème d’imposition (jusqu’à 45 %) dans laquelle entre le foyer ;
  • Le taux moyen d’imposition est la part que l'impôt représente par rapport au revenu imposable figurant sur l’avis d'impôt.

5 – Choisissez la bonne option fiscale

Pour les rachats opérés en 2018, pensez à comparer le taux du prélèvement forfaire libératoire (PFL) ou du prélèvement forfaitaire unique (PFU) avec votre taux moyen d’imposition sur vos revenus de 2018 pour savoir quelle option est la plus avantageuse.

Ce choix s’opère au cas par cas.

Avec l’application du taux moyen d’imposition (uniquement pour cette année), les cartes sont un peu redistribuées. Le choix du PFU ou du PFL sera, en principe, intéressant chaque fois qu’il sera inférieur au taux moyen d’imposition sur les revenus de l’assuré.

Exemple : un contribuable célibataire dispose d’un contrat d’assurance-vie depuis 5 ans. Il souhaite réaliser un retrait sur celui-ci et se pose la question de son imposition.
 
Son revenu fiscal de référence de 32 400 € ;
Son impôt sur le revenu net à payer est de 4 013 € ;
Son taux marginal d’imposition est de 30 % ;
Son taux moyen d’imposition est de 12,3 %.
Prélèvement forfaitaire libératoire pour un contrat d’assurance-vie de 5 ans : 15 %.
 
Pour 2018, l’option au PFL (15 %) n’est pas intéressant car son taux moyen est inférieur (12,3 %).

Soyez également vigilant si vous optez pour l’une ou l’autres des options : impossible de la cantonner uniquement à vos produits en assurance-vie. Celle-ci s’appliquera globalement à tous vos gains (compte-titres, livrets bancaires, assurance-vie …).


L’avis de mes-placements.fr

La nouvelle fiscalité de l’assurance-vie pose la question d’un mélange entre deux fiscalités différentes (PFU et PFL) au sein d’un même contrat.

À chaque retrait que vous effectuez, vous pourriez avoir une part de vos gains imposés au PFL et l’autre au PFU.

Par souci de simplicité et de sécurité fiscale, nous vous recommandons de souscrire un nouveau contrat pour vos nouveaux versements et ainsi accéder aux avantages du PFU de 12,8 % dès votre souscription.

 

                                     Pour découvrir les avantages de notre contrat d'assurance-vie mes-placements liberté 

 

mes-placements.fr

Les actualités de l'épargne et du patrimoine

Découvrez les dernières actualités